Mon grand coup de cœur de cette rentrée littéraire. Je l'ai découvert en écoutant une émission dans laquelle Claire Chazal parlait avec émotion de ce livre. Il n'en fallait pas plus pour susciter ma curiosité ... Pourtant à la base le thème n'est pas de ceux qui m'attirent le plus, un père violent, mais le choc en découvrant cette histoire et cette écriture ! C'est tout simplement éblouissant !
Connaissez-vous la joyeuse tribu des femmes débordées ? 

D'abord on trouve Emma, une accro du boulot. Caroline une mère de famille nombreuse. Sarah, une infirmière tiraillée entre son travail et ses enfants. Anna l'institutrice, divorcée et qui découvre les joies de la famille recomposée et enfin Naïma qui tente de trouver un équilibre entre sa vie de jeune femme célibataire et sa fille.Toutes les cinq tentent de concilier leur vie professionnelle, personnelle, sociale, amoureuse et se retrouvent parfois dans des situations cocasses.

"Je suis pas un sale type. Je sais l'impression que ça donne, celle d'un mec sur la défensive et sans scrupules, mais c'est vrai. Je suis comme tout le monde : faible et plein de défauts, mais avec un bon fond."


Rock star adulée, Tazane, est un narcisse qui cède à ses pulsions les plus perverses. Charmant ses fans et s’auréolant d'une aura quasi mystique, il déchaîne les passions, charme les foules par son comportement débridé. Faisant fi de ceux qui l'attendent au tournant, il s'engage dans une spirale de turpitudes et d’excès jusqu'à la note de trop ...

" Quand Léa ne travaille pas dès le lever, juste après le premier café, ça ne lui vaut rien. 
Il lui faut saisir la façon dont son corps va s'articuler au monde avant que la journée avec les autres ne commence. Seule, dans le jour qui vient, par des exercices répétés, elle tisse des liens avec l'air. Une grammaire sensible, improbable, à réexpérimenter chaque matin. 
Elle s'oriente."


Une bd que m'avait conseillé mon libraire préféré et qui ne m'a pas déçue !

Mick est un chômeur qui a un peu de mal à refaire surface et passe souvent ses journées sur son canapé jusqu'à ce qu'il apprenne le décès de sa grand mère. C'est l'occasion pour lui de renouer avec son père dont il est loin d'être proche, celui-ci étant particulièrement acariâtre ! Contre toute attente, alors que les liens entre eux s'étaient dénoués depuis longtemps, son père lui propose de l'accompagner dans un voyage autour du monde allant même jusqu'à lui proposer de le payer et l'aventure commence pour ces deux compères qui semblent incompatibles ...

L'auteur frappe dur. Il n'ait d'aucune concession avec ses personnages qui nous sont livrés brut de décoffrage avec leurs travers mais aussi pour le même coup avec un côté très humain et attachant. Pourtant, ce n'était pas gagné ce père est parfois imbuvable avec son fils, avec tout le monde en fait et ce fils toujours sur la réserve qui se laisse porter ... 

En fait, il y a des moments poignants d'émotions qui alternent avec des situations burlesques qui allègent le propos et ce petit chant d'amour entre les parents dont Mick est un témoin privilégié n'atténue malheureusement en rien la maladresse des deux malheureux. C'est fort, tragique, cynique mais que c'est beau ! 


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Editions : Le Lombard
Date de parution 2010
88 pages


"Il existe un pays où les gens ne parlent presque pas.
C'est le pays de la grande fabrique de mots.
Dans cet étrange pays, il faut
acheter les mots ou les avaler 
pour pouvoir les prononcer..."

Une véritable découverte pour moi que l'univers de Toppi, un graphisme en noir et blanc somptueux avec des compositions totalement originales qui se superposent, s'entremêlent, débordent du cadre. Un univers à part ! Je suis encore novice dans cet univers qu'est le neuvième art et quand je tombe sur des perles telles que celle que j'ai lu je me réjouis d'avoir tant encore à découvrir ...

Danilov est un jeune artiste dans la Russie de 1950, qui va un jour croiser la route de la belle et intrigante Vodieva, maîtresse de longue date de Staline. Offre lui est faite de réaliser un monument à la gloire éternelle du "Petit père du peuple".


A la veille de devenir citoyen américain, Olivier Morel, entendit à la radio une information sur le taux de suicide chez les vétérans de la guerre d'Irak qui le marqua. Dans quelle société allait bien pour voir grandir sa petite fille ? Poussé par le besoin de comprendre, de faire témoigner, l'idée lui vint de faire un film documentaire sur ces soldats américains "revenus" d'Irak ...

Comme si l'amour n'était pas déjà assez compliqué , une nouvelle épidémie apparaît : l'amorostasie.
La vague d'amour déferlant sur la blogosphère a atteint mes rivages grâce aux désirs de deux belles sirènes malicieuses Marion et Kikine. Elle y a déposé un petit trésor que voici :